Née en 1975 à Aix-en-Provence, Stéphanie Piogé aimerait qu'on la perçoive comme une infatigable créatrice. Ce qu'elle est. Inlassablement. Sa personnalité est un concentré en mouvement perpétuel alimenté par des influences aussi singulières que variées; on peut y dénombrer ainsi et dans le désordre: le dessin, la vitesse, le rock new wave et garage, la photographie, le Land Art, et bien sûr, le stylisme.

Stéphanie est tombée dans l’entrepreneuriat au tournant de la trentaine. Probablement a-t-elle été rattrapée par un virus assez comparable à celui qui tient certains membres de sa famille depuis des décennies et les ont poussé à créer plusieurs entreprises. L'influence, si elle est certainement présente, n'est pas la force motrice. Ouverte au monde, curieuse, s'interdisant les carcans et la facilité, Stéphanie doit son beau parcours à son caractère bien trempé et sa farouche volonté de réussir qui lui ont toujours permit d'avancer au cours des dix années qui ont séparé la fin de ses études du moment fondateur de la création de NO KIDDING, son entreprise.

Avec une force brute et concentrée, à l'image de sa passion pour le rock, son leïtmotiv : Ce qui ne tue pas, rend plus fort.

Ses passions pour cette musique abrupte, une esthétique industrielle ou encore les concepts épurés ont agit comme autant de fils conducteurs à sa carrière. Après des études d'arts graphiques, elle obtient un BTS Art et Impression Textile, suivi de son diplôme supérieur des Arts Appliqués à Paris au sein des prestigieuses écoles Olivier de Serres et Duperré.

Elle éprouve ensuite son talent dans de nombreux bureaux de styles, tour à tour tendanceuse ou photographe chez Lee Cooper, responsable d'une ligne de vêtements pour fillettes chez Carel ou assistante du DA chez Daniel Hechter, styliste textile chez Mantero ou encore sérigraphe artisanale pour la Haute Couture (Dior, Lacroix, Chanel, Bruno Frisoni, Anne-Valérie Hash...)

Stéphanie arrive au stylisme par des chemins de traverses. Elle suit une formation initiale de conceptrice puis s'aguerrit durant ses années de free-lance également au graphisme. En 2003, elle confronte son talent à 19 autres créateurs européens en devenir (dont Gareth Pugh, OMSK etc...) au sein d'une télé-réalité basée à Rome, Fashion House. Et c'est finalement en 2007 que nait la marque de vêtement pour enfants un peu rock, un peu rebelle, mais pas trop: NO KIDDING.

Cette créatrice polyvalente n'aime rien tant que relever les défis. Polyglotte, elle a appris le Bulgare 'comme un jeu' et par amour. Décidée, elle aime les concepts et la simplicité, et pense que les enfants méritent des matières nobles et du confort, sans jamais sacrifier l’un à l’autre. Rigueur et exigence dominent ses collections depuis 3 ans. Collections qui se sont au fil du temps concentrées afin d’imprimer l’essence de la marque à travers un nombre limité de produits phares. C'est ainsi que Stéphanie a réussi à imposer un vêtement qui fait l'unanimité chez les enfants : le sarouel. Entièrement estampillé NO KIDDING et « made in France », elle lance en 2011 le concept de kit cadeau, disponible sous forme d'une boîte en carton contenant le 'Sarouel by NO KIDDING'.

« Evidemment, chaque vêtement est un nouveau défi, ou plutôt, un nouveau concept. Que serait le sarouel sans la BOX ? Un vêtement, simple et magnifique. Mais j’ai préféré en faire un concept. Comme la plupart des  créateurs/concepteurs, j’essaye de surgir là où on ne m’attends pas forcément. Au-delà, je suis fière aujourd’hui d’avoir su fédérer une équipe soudée autour d'une marque, c'est ce que j'ai toujours voulu faire et c'est ce qui me pousse ».


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